La mi-parcours. Déjà. Honnêtement, cet automne, je manque de temps. Je suis très loin de prendre autant de photos que je le voudrais. Je voulais mettre un accent sur la quotidienneté, j'ai quelques fois l'impression de ne pas y arriver. J'ai quelques fois l'impression de me répéter. Cette mi-parcours me frappe au visage, le temps passe si vite.
Et oui, encore du patinage de vitesse. J'ai le sentiment d'y revenir souvent. Notre quotidien nous y porte pas mal souvent aussi.
J'aime toujours autant le défi de produire une photo par jour, même si le temps manque pour atteindre ce que j'espérais. Peut-être que le recul aidera. Peut-être pas. Je disais la semaine dernière que Novembre apportera le calme, j'imagine que je trouverai ce temps qui me manque maintenant...
Comme on a l'habitude de dire jamais deux sans trois, je vous écris un troisième billet qui tourne autour du sports en peu de temps. Un de mes sujets préférés en plus; le hockey et sa violence.
Le 10 octobre dernier, Patrick Kaleta a porter un coup à la tête de Jack Johnson du Blue Jackets. Un coup de salaud. Un coup gratuit qui ne changeait pas grand chose au jeu. Un coup comme j'espère ne pas en voir au hockey. Un genre de coup dont Kaleta à visiblement l'habitude puisqu'il a été suspendu six fois dans les quatre dernières saisons. Quand on sait à quel point la LNH est froide à l'idée de punir ce genre de coup, on se dit qu'il doit en donner pas mal. On aime mieux ne pas penser au nombre qu'il en a donné sans recevoir de suspension.
Selon plusieurs médias, la ligue a répondu sévèrement. Sévère? Vraiment? Ce n'est pas mon point de vue mais si on considère la gestion de cette ligue, oui probablement. C'est décevant. C'est décevant venant de la ligue. Mais quand la NHLPA, l'association des joueurs de la ligue nationale, celle-là même qui a pour mission de défendre l'intérêt des joueurs, porte cette décision en appel, j'avoue; je suis un peu sur le cul.
L'association préfère penser à l'intérêt financier d'un gars qui distribue les coups sales de façon répétées depuis des années que de penser à la santé, la sécurité et l'intégrité de ses joueurs? La LNH compte 690 joueurs actifs. 1500 sont affiliés à une équipe. Les 688 joueurs qui n'ont ni reçu ni donné ce coup, vous êtes où? Vous préférez vraiment que l'association qui vous représente pense à l'argent que vous risque de perdre si vous passez outre les règlements pour donner un coup gratuit plutôt que de défendre votre santé, votre sécurité, d'assurez les chances que vous avez de jouer plus longtemps, d'assurez les chances d'avoir une tête fonctionnelle pour continuer à vivre après la carrière(plutôt que vous contentez d'exister)???
Je suis toujours la première à dire que c'est totalement faux de prétende que les gars de hockey sont plus cons que les autres. Mais là... Réveillez-vous un peu les gars...Come on!
Les joueurs de hockey de LNH pratique leur sport dans un ligue qui les traite comme des animaux de cirque. Si eux-mêmes ne sont pas capables de dire que leur intégrité physique mérite d'être défendue qui le fera? Comment penser que la ligue bougera un jour? Je rêve de voir au hockey ce qui est arrivé au football.
Quand un chroniqueur ose dénoncer la violence dans ce sport, les commentaires en bas de l'article me donne généralement envie de pleurer. L'amateur moyen de hockey semble aussi évolué que l'homme de Cro-Magnon. Oui, le hockey est un sport de contact, contact et violence, ce n'est pas la même chose. Le jeu peut parfaitement être robuste, sans être débordant de violence, trop souvent gratuite. Et c'est tout à fait faux que le hockey sans violence, c'est plate. C'est beaucoup plus intéressant. Cela permet d'apprécier les qualités athlétiques et les habiletés de ces athlètes. Parce que ça demande vraiment un athlète complet pour faire un bon joueur de hockey, la grande majorité d'entre eux sont des athlètes remarquables. J'aime bien les olympiques, qui donne l'occasion de voir du hockey propre. Et dites donc, qui n'a pas lever les bras quand Sid à compter à Vancouver?
On est en novembre. J'ai envie de dire "déjà!" et "enfin!" à la fois. Je ne sais pas si c'est mon toujours envie de ne pas suivre la masse mais j'adore novembre. Je suis toujours heureuse de le voir arriver.
Demain, on va changer l'heure. J'aime ça. J'aime voir la noirceur arrivée en même temps que les gars de l'école. Je dois être pas mal la seule, je sais bien mais j'aime ça. J'aime profiter de ce mois gris et frais, bien emmitouflée dans mes vêtements d'hiver fraîchement sortis. J'aime ses prometteurs premiers flocons, j'aime l'espoir de les voir s'accrocher au gazon.
J'aime les journées dehors suivies d'un feu de foyer et d'un verre de vin chaud. (Ou d'une bière). J'aime aller virer à la montagne juste pour voir si elle blanchit.
J'aime aussi attendre qu'il se termine pour mettre définitivement l'ambiance de Noël dans la maison.
J'aime novembre parce que cette année, il est la promesse d'un peu plus de calme dans nos vies. Il est l'aboutissement de certains projets, ce qui immanquablement veut dire la naissance de nouveaux.
Je skis beaucoup moins qu'avant, mais novembre traîne avec lui ce doux souvenir de soirées à bichonner nos planches, de l'odeur de la cire qui fond.
Ce mois, il m'apporte cet apaisement au fond du ventre qui nous fait sourire bêtement et apprécier la vie.
Et je l'avoue, les moustaches qui poussent partout ça me fait sourire....mais les gars faites-moi plaisir, oubliez pas qu'il y a une cause derrière ces moustaches.